Vincent Godeau
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2010 Sangs mêlés
Exposition, 28 octobre - 29 novembre 2010
Alb Antiquités
3 rue de LIlle, 75007 Paris
tél : 01 47 03 45 58

www.carrerivegauche.com


Le trouble identitaire

A propos de Sangs Mêlés, série photographique de Vincent Godeau Il n’y a pas d’image philosophique. Encore moins morale. Les tentatives des maîtres anciens ont toutes abouti, à ma connaissance, à l’impasse des dogmes, à l’asphyxie des plaintes. Le message accable l’art.

La philosophie, pourtant, sait produire du beau. A l’apparition d’un concept, une lumière jaillit qui vous va droit au cœur, comme à l’instant d’une découverte mathématique, et on s’écrie, C’est magnifique.

Y aurait-il alors une création assez discrète, aux mains d’un artiste raisonnablement impliqué, pour produire une question métaphysique sous l’empire une esthétique propre ?

C’est sans doute ce que les photographes surréalistes ont cherché, à la prise de vue, au tirage, ou au collage. Mais ces œuvres étaient-elles encore photographiques, leur objet était-il encore l’inscription de la lumière ? Ils ont été dévorés par l’arrogance des poses provocatrices, qui les ont conduits presque directement au musée, sans l’épreuve du temps. Ils font date, au mieux, dans une histoire de l’ironie.

Cela pour dire tout ce que le travail de Vincent Godeau n’est pas. Et parvient à être, une photo éthique. Mais a-morale, car Dieu le garde, en effet, puisque chez lui, et c’est encore plus visible dans cette série, la lumière fait tout le travail.

La couleur des modèles ne vaut que par la lumière qu’ils renvoient. Ils sont troublés, ces parents, ces enfants de n’être ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait des autres. Et nous ne savons pas où les reconnaître, les identifier. Alors on cherche et Vincent Godeau, qui avoue ne pas très bien savoir pourquoi, place sous violence de l’interrogation, un socle végétal qui apaise. Le pacte des pigments dessine une injonction : Signez !, bruissent les feuilles hybrides.

Godeau avait déjà montré dans « Mère et fils » les trajectoires de la beauté le long des rides et des inquiétudes filiales. Beauté comme Je te tiens. Et l’âge fixé par le photographe, moins comme une différence qu’un espace, ce qu’on appelle aussi Respirer le même air.

Mais là, avec Sang mêlé, ce sont les continents et les sexes qui entrent en scène. On sait le photographe troublé de transmettre une telle énigme, et les modèles inquiets de l’imaginer résolue. Ils sont la goutte de sang suspendue à la pointe du sabre qui vient de les marquer du signe de l’infamie. Ils sont seuls, ils résistent à la prochaine folie des autres, les normaux, les unis, les sûrs de soi. Je les sens magnifiquement provisoires, comme témoins d’un massacre à venir. Je retrouve le réflexe qu’ont toujours provoqué les photos de Vincent Godeau, et qui consiste, au-delà du regard, à en profiter.

Christophe Donner

Sangs mêlés


J’ai commencé de photographier les enfants de couples mixtes avec leurs parents en 2005. Repérer un métis dans les rues de Paris était assez simple. Il s’avéra plus difficile de réunir la famille, et ce dans la mesure où les parents vivaient dans d’autres villes, ou bien s’étaient séparés.

En septembre 2005, je débarquai au Gabon, à Libreville. Il y a à Libreville un lycée français. Ce lycée m’avait engagé comme professeur de lettres. Je me rappelle ma stupéfaction lorsque je découvris que les élèves de cet établissement étaient souvent des métis. Dans les classes qui m’avaient été attribuées, nombre de jeunes gens affichaient la tiède couleur de peau après laquelle j’avais courue en France.

Ménageant une direction ô combien fiévreuse, j’organisai les prises de vue tant désirées. L’enfant métis était placé au centre de l’image, le père sur sa droite, la mère sur sa gauche, même si parfois, sous le coup de l’émotion, j’inversais sans m’en rendre compte la place occupée par les parents.

Dans le même temps, ébahi par la nature qui s’exprimait là-bas de manière confuse et débridée, je juxtaposais les photos de ces familles métis avec des photographies de plantes bariolées que j’appelais, elles aussi, métis.

Mais comment véritablement justifier - se justifier est une obligation - l’impulsif dispositif binaire lyriquement adopté pour la présentation de ces photographies ?

Je pourrais avancer qu’une idée importante, une sorte de flash visuel, est à l’origine de ce choix de la superposition systématique de deux images. Mais franchement, cela ne regarde pas grand monde, ça n’est qu’un petit secret, misérable, comme tous les autres secrets.

Ce qui est plus aisé à faire partager, c’est ce qu’on sait sur la façon dont ce thème du métissage a déjà été investi par d’autres photographes. En 2010, une photo, « Zulu Sushi » (parue en 2005 dans un catalogue sud-africain) happa mon regard. « Zulu Sushi », qui ne montre pas le métissage à proprement parler, est la photo d’un fascinant couple nippo-zulu, bras dessus, bras dessous, deux beautés absolues, immobiles, coïts imaginaires forcément situés dans le hors champ de cette image remplie de cerisiers enneigés et probablement trafiqués.

Mais une autre lecture de ce travail est possible, celle du métissage comme vecteur de paix. Apprenant au fil des années à mieux connaître la société gabonaise, je finis par penser qu’une des raisons de la stabilité politique tellement vantée de ce petit pays africain pouvait aussi résider dans l’entremêlement de populations d’origines diverses. Le Noir Ali Bongo, successeur prévisible de son père Omar à la tête du fameux Etat pétrolier, n’avait-il pas épousé, lui aussi, une Française, blanche de peau ?

Vincent Godeau

2010 Photographies africaines
Vente eux enchères, mardi 23 novembre 2010
Pierre Bergé & Associés, Bruxelles

www.pba-auctions.com
2010 L'enfant flou
Exposition collective, 27 octobre - 6 décembre 2010
Galerie Agathe Gaillard
3 rue du Pont Louis Philippe, 75004 Paris
tél : 01 42 77 38 24

www.agathegaillard.com/
2010 Mois de la photo 2010
Exposition du 27 octobre au 6 décembre 2010

"le hasard profite aux esprits préparés" (Louis Pasteur) avec les photographies de Claude Alexandre, Édouard Boubat, Luc Choquer, Jean-Pierre Évrard, Thierry Girard, Vincent Godeau, Patricia de Gorostarzu, Florence Gruère, Bernard Guillot, Roland Laboye, Hiro Matsuoka, Marie-Paule Nègre, Élizabeth Prouvost, Pierre Reimer, Marc Riboud, Jérôme Soret, Jean-François Spricigo, Philippe Tarabella, Colette Urbajtel, autour de "l'enfant flou" de Jean-Philippe Charbonnier.
25/11/2010 Vente de photographies africaines / Liberation
article LIBERATION

ACTU | 25 novembre 2010
Des pépites africaines à la peine aux enchères
Par BRIGITTE OLLIER

Avant-hier avait lieu à Bruxelles, chez Pierre Bergé & associés, une vente de photographies africaines. Une première en Europe, et un nouveau pas vers la reconnaissance artistique d’un continent longtemps ignoré. On se souvient avec émotion de la première Biennale de la photographie africaine, lancée à Bamako, au Mali, en 1994, par Françoise Huguier et Bernard Descamps. Un coup de dés décisif, qui propulsa sur la scène internationale des ambassadeurs visuels aujourd’hui célébrés, du Malien Seydou Keïta (1921-2001) au Centrafricain Samuel Fosso.

Fantaisies. Salle des Beaux-Arts à Bruxelles, on a pu découvrir, pendant les quatre jours d’exposition, une rétrospective d’un siècle et demi de photographies, prises de 1850 à 2010 sur tout le continent. Sur les 256 lots proposés, moins d’un quart a trouvé preneur. De surcroît, les prix des tirages n’ont pas atteint des sommets, ce qui tend à prouver, comme le précisait le commissaire-priseur Antoine Godeau, que la reconnaissance de la photo africaine, du moins sur le marché de l’art, en est encore à ses débuts. Il faut motiver les grands collectionneurs, souvent plus prompts à se jeter sur des photographies plus conformes aux canons européens, notamment sur les grands formats, rares sur le continent africain.

Pourtant, la jeune génération s’est distinguée. Ainsi, Samuel Fosso et ses fantaisies narcissiques, 1 100 euros pour son double en Femme africaine. Beau résultat pour Yasmina Bouziane (Maroc-France), avec un autoportrait de 1993-1994, mélange subtil de deux cultures, adjugé 2 500 euros ; et pour Boubacar Touré Mandémory (Sénégal), très multicolore, 1 300 euros.

Les tirages en noir et blanc ont séduit les acheteurs, mettant en valeur l’un des thèmes récurrents de l’iconographie africaine, l’enfance. Citons les baigneurs de Jamal Benabdesslam (Maroc), les joueurs de Naita Ussene (Mozambique) ou encore les travailleurs de Pierrot Men (Madagascar), adjugés de 500 à 1 100 euros. Mais personne n’a enchéri sur le marin rêveur au bord de l’océan, pris par le Mozambicain Antonio Valente, talentueux héritier de Ricardo Rangel.

Intègre. Dommage aussi pour le Marocain Hicham Benohoud, d’une grande finesse, ou le Malien Youssouf Sogodogo, si humain. Consolation, les Maliens les plus exposés - en France ou à l’étranger - ont eu du succès. Malick Sidibé, bien sûr, avec ses trois ados en studio (1 400 euros), le gosse à vélo de Seydou Keïta (4 000 euros), et la déferlante Kélétigui Touré (1922-1998), dont les amoureux ont atteint 1 300 euros. Certains tirages du portraitiste de Kayes dataient des années 40, et l’ensemble était en noir et blanc car l’intègre Touré n’a jamais voulu passer à la couleur. Cet engouement pour les maîtres du passé souligne combien l’Afrique à voir est encore celle des ancêtres.
25/11/2010 Vente de photographies africaines / Liberation
liberation

ACTU | 25 novembre 2010
Des pépites africaines à la peine aux enchères
Par BRIGITTE OLLIER

Avant-hier avait lieu à Bruxelles, chez Pierre Bergé & associés, une vente de photographies africaines. Une première en Europe, et un nouveau pas vers la reconnaissance artistique d’un continent longtemps ignoré. On se souvient avec émotion de la première Biennale de la photographie africaine, lancée à Bamako, au Mali, en 1994, par Françoise Huguier et Bernard Descamps. Un coup de dés décisif, qui propulsa sur la scène internationale des ambassadeurs visuels aujourd’hui célébrés, du Malien Seydou Keïta (1921-2001) au Centrafricain Samuel Fosso.

Fantaisies. Salle des Beaux-Arts à Bruxelles, on a pu découvrir, pendant les quatre jours d’exposition, une rétrospective d’un siècle et demi de photographies, prises de 1850 à 2010 sur tout le continent. Sur les 256 lots proposés, moins d’un quart a trouvé preneur. De surcroît, les prix des tirages n’ont pas atteint des sommets, ce qui tend à prouver, comme le précisait le commissaire-priseur Antoine Godeau, que la reconnaissance de la photo africaine, du moins sur le marché de l’art, en est encore à ses débuts. Il faut motiver les grands collectionneurs, souvent plus prompts à se jeter sur des photographies plus conformes aux canons européens, notamment sur les grands formats, rares sur le continent africain.

Pourtant, la jeune génération s’est distinguée. Ainsi, Samuel Fosso et ses fantaisies narcissiques, 1 100 euros pour son double en Femme africaine. Beau résultat pour Yasmina Bouziane (Maroc-France), avec un autoportrait de 1993-1994, mélange subtil de deux cultures, adjugé 2 500 euros ; et pour Boubacar Touré Mandémory (Sénégal), très multicolore, 1 300 euros.

Les tirages en noir et blanc ont séduit les acheteurs, mettant en valeur l’un des thèmes récurrents de l’iconographie africaine, l’enfance. Citons les baigneurs de Jamal Benabdesslam (Maroc), les joueurs de Naita Ussene (Mozambique) ou encore les travailleurs de Pierrot Men (Madagascar), adjugés de 500 à 1 100 euros. Mais personne n’a enchéri sur le marin rêveur au bord de l’océan, pris par le Mozambicain Antonio Valente, talentueux héritier de Ricardo Rangel.

Intègre. Dommage aussi pour le Marocain Hicham Benohoud, d’une grande finesse, ou le Malien Youssouf Sogodogo, si humain. Consolation, les Maliens les plus exposés - en France ou à l’étranger - ont eu du succès. Malick Sidibé, bien sûr, avec ses trois ados en studio (1 400 euros), le gosse à vélo de Seydou Keïta (4 000 euros), et la déferlante Kélétigui Touré (1922-1998), dont les amoureux ont atteint 1 300 euros. Certains tirages du portraitiste de Kayes dataient des années 40, et l’ensemble était en noir et blanc car l’intègre Touré n’a jamais voulu passer à la couleur. Cet engouement pour les maîtres du passé souligne combien l’Afrique à voir est encore celle des ancêtres.
23/11/2010 Vente de photographies africaines
Pierre Bergé & Associés organise, le Mardi 23 Novembre prochain, à Bruxelles, la première vente aux enchères exclusivement consacrée à la photographie africaine (1850-2010), et retrace ainsi l'histoire de la photographie de tout ce continent, du Maghreb à l'Afrique du Sud, en passant par le Soudan ou le Mali.

Du samedi 20 au lundi 22 novembre de 11 heures à 18 heures et mardi 23 novembre de 11 heures à 14 heures.

" Un poème de Valéry est gravé au fronton du Trocadéro, Le premier vers, Choses rares, choses belles, s'ajuste aux photographies africaines rassemblées à Bruxelles dans le cadre de cette vente exceptionnelle, Photographies africaines, une première ; il n'y a sans doute jamais eu d'enchères exclusivement consacrées à cette photographie.

Ces photographies africaines sont Choses rares, choses belles, elles sont également universelles : les photos de Malick Sidibé prises au bord du fleuve Niger dans les années 1970 dégagent une douce atmosphère proche, selon moi, de celle du film de Jean Renoir, Partie de campagne.

Pour demeurer sur le terrain de la subjectivité décriée, reconnaissons que certaines de ces photographies africaines me touchent ici plus que d'autres (Jerry Lewis disait qu'il avait une préférence pour l'un de ses enfants, mais que personne ne saurait jamais lequel).
Si l'on demeure dans le plaisir du goût secrètement libéré, peut-être qu'alors on apprécie davantage la variété des inspirations, les photos ultra significatives, le fier étalage des puissantes sensibilités contenues dans toutes ces photographies sublimes, anodines, placides, bizarres.

Enfin, ces Choses rares, choses belles sont présentées par ordre chronologique inversée. Ainsi, quatre grands photographes africains nés entre les années vingt et trente du siècle passé, Seydou Keita (1921-2001), le portraitiste soudanais Al Rashid Mahdi (1923-2008), Ricardo Rangel (Mozambique, 1924 - 2009), le Sud-Africain David Goldblatt (1930), calés en fin de catalogue, galvanisent leurs successeurs."
Vincent Godeau.

www.pba-auctions.com
20/11/2010 Auction marks coming of age of Africa's photography
By Claire Rosemberg (AFP) – Nov 20, 2010

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BRUSSELS — As shots of Marilyn Monroe by glam snapper Richard Avedon go on sale for tens of thousands of euros at Paris' annual photo show, a collection of lesser cash but greater historical value goes under the hammer in Brussels.

In what is billed as the first auction yet held of African photography, some 300 lots of pictures spanning more than a century are up for sale Tuesday for an estimated 340,000 euros (464,000 dollars).

From dusty World War II battlefields in Libya, to a 1935 snap of Ethiopia's royal Negus, and shots from the 1950s of Miriam Makeba or Nelson Mandela laughing during his treason trial, the pictures freeze people and places right across the continent.

Alongside dog-eared snaps dredged from dusty drawers are poster-sized contemporary works datelined from the North African countries of the Maghreb to the southern Cape of Good Hope.

"These are the beginnings of a recognition of African photography," Freddy Denaes, head of the prestigious Editions de L'Oeil artbook publishers and a collector of art photography, told AFP.

"It's a very good thing for African photographers to be able at last to see how their work is valued by the market," he added.

Among works up for auction by Pierre Berge, former partner of the late Yves Saint-Laurent, are some by the continent's most celebrated snappers -- Malians Malick Sidibe and Seydou Keita, South Africans David Goldblatt, Nontsikelelo "Lolo" Veleko and Jurgen Schadeberg, and Mozambique's Ricardo Rangel.

Early works by Sidibe, now in his 70s, show picnics on the banks of the sweeping Niger, lovers, boxers and studio snaps.

"There are few photographs of the countryside, of nature," said Vincent Godeau, a specialist on the topic who gathered the pictures up for auction. "African photographers, on the other hand, love to do portraits."

A bunch of yellowing studio snaps, featuring children, couples and families all turned out in Sunday best, is the most highly-priced item for sale -- an assortment of 14 smallish snapshots pinned on a board with coloured drawing-pins going for 15,000 euros.

The vintage photos are by Central African Samuel Fosso and were originally stuck on the door of his first studio, opened as a teenager in the 1970s.

One of Africa's most celebrated portrait photographers, Sudan's Al Rashid Mahdi, who died two years ago in his late 80s, worked much like Avedon and other celebrity photographers when he began shooting in the 1950s.

He used make-up to snap Khartoum high society, touched up negatives and fiddled with prints to wipe away wrinkles and spots. Among 21 of his rarely-seen portraits on sale is an iconic 1970s shot of a young officer in a cap with two etched tribal scars on his cheeks.

One of Mali's most famous photographers, Keletigui Toure, was rediscovered two years before his 1998 death, when already in his 70s, by a young French colleague.

Toure, who hated shadow but used only his eye and instinct to measure light, had junked decades of negatives but forgotten a stray rusty box of black-and-white negatives in his mud-brick studio. The Frenchman, Frederic Vidal, rescued what was left and the photos were subsequently exhibited around the world.

"Most of these great photographers began as craftsmen, working people, there is a freshness in their vision of the world," said Godeau. "Now contemporary African photography is booming as an art."

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